Améliorer l’organisation interne d’une PME par une approche organique du management
19 décembre 2018

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Jeudi dernier, dans le cadre de ses « Jeudis de la CCI »,  la CCI de Blois organisait un joli échange autour d’une notion floue voire inconnue pour la majorité des participants : l’approche organique du management. Une occasion pour engranger de nouvelles connaissances en management et de  partager ses pratiques, réussites comme échecs…

L’approche mécaniste et l’approche organique ont été analysées et se sont binairement opposées.

A l’entreprise du « comment » s’est opposée l’entreprise du « pourquoi ». Au « the right man at the right place » de Frederick Taylor s’est opposé le “who first… then what” de Jim Collins. A la prise de décision centralisée et au management « top downn » s’est opposée la prise de décision décentralisée et le management « bottom up ». A la régulation de contrôle par le management et les supports s’est opposée la régulation autonome, par le collectif du moment. A l’amélioration par l’analyse organisationnelle s’est opposée l’amélioration par l’analyse des interactions.

Le moment le plus intense a été celui ou chacun, positionné dans un jeu de rôle qu’il n’avait pas choisi, a dû argumenter en faveur soit de l’approche mécaniste, soit de l’approche organique. Un vrai plaisir qui a permis d’ouvrir un vrai débat. Deux sujets m’ont particulièrement marquée.

Les « pro mécaniste » ont critiqué la lenteur de décision induite par l’expression de l’ensemble des personnes concernées dans l’approche organique. Mais les « pro organique » ont vivement rétorqué que, les freins et oppositions ayant été partagés et analysés avant la prise de décision, la mise en pratique réelle et durable est bien plus rapide dans l’approche organique.

Les « pro organique » ont souligné à quel point l’approche organique permet à chacun de s’exprimer, d’exprimer ses envies et oppositions. C’est l’implication des salariés, si essentielle à la performance de l’entreprise, qui en bénéficie. Les « pro mécaniste » ont répondu que tout le monde ne sait pas exprimer ses points de vue et donc ne peut pas forcément prendre sa place dans un collectif, voire n’en a pas envie.

Le témoignage de Frédéric Bahuaud, co gérant d’AGILiCOM, a tempéré les avis. Son expérience est celle d’une entreprise en évolution vers une approche organique, mais qui chemine progressivement sans savoir si, un jour, salariés et dirigeants (parce que oui, l’apprentissage est nécessaire pour tous…) auront l’envie d’être en management 100% organique.

Pour aller plus loin, une lecture qui fait référence :

The management of innovation, Tom Burns and George Macpherson Stalker

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